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L'hépatite C

L'hépatite CHEPATITE C : UN MALAISE NATIONAL

QUELQUES GÉNÉRALITÉS :

En France, on estime à 600 000 le nombre de personnes infectées par le virus de l'hépatite C (ou VHC) et les 3/4 ignorent leur infection. La fréquence dans la population générale adulte est donc environ de 1,2%. Le principal mode de contamination est le sang : transfusés, toxicomanes... C'est la pathologie post-transfusionnelle la plus fréquente. Elle correspond à environ 90% des personnes contaminées.

La transmission sexuelle et périnatale (lors d'une grossesse ou d'un accouchement) est faible. On peut suspecter d'autres modes de transmission qui sont : les tatouages, l'acupuncture, la mésothérapie, les piercings, les rasoirs de coiffeur...

QU'EST-CE QU'UNE HÉPATITE ?

Une hépatite est une inflammation qui perturbe le fonctionnement du foie. Le foie est un organe très important dans notre organisme car il assure un grand nombre de fonctions vitales. Ex :

  • Synthèse de protéines essentielles de cholestérol
  • Participation à l'équilibre glucidique
  • Participation au métabolisme des graisses
  • Synthèse des constituants nécessaires à une bonne coagulation

Il existe différents types d'hépatites :

Non virales : principalement dues à l'alcool ou à des intoxications médicamenteuses
Virales : A, B, C, D, E, G
Les hépatites A et E n'existent que sous forme aiguëe
La D ou delta n'est possible que chez une personne déjà porteuse du virus B
Les hépatites B et C peuvent passer à la chronicité
La G est encore mal connue.

Quelques explications :

Lors d'une hépatite, les cellules du foie (ou hépatocytes) , sont détruites et remplacées par du tissu cicatriciel : la fibrose.
Le stade ultime de la fibrose est la cirrhose qui est un facteur important de cancer primitif du foie. A noter que la plupart des études montre que l'évolution vers la fibrose dépend de facteurs liés au patient tels que son âge, son sexe et l'importance de sa consommation d'alcool.
Dans tous les cas, il faut faire une biopsie hépatique (prélèvement d'un fragment de foie) qui définira la gravité des lésions et le degré de la fibrose par analyse au microscope.

L'hépatite C

HISTOIRE NATURELLE :

Le virus de l'hépatite C ou VHC est un petit organisme qui ne peut survivre qu'en infectant d'autres cellules. Il a la capacité de muter (de se transformer) très fréquemment et dans de grandes proportions. De ce fait, il constitue un casse-tête pour l'organisme qui a beaucoup de mal à le traquer et à l'éliminer, ainsi que pour la mise au point d'un vaccin.

DIAGNOSTIC CLINIQUE : DE LA CONTAMINATION À LA FIBROSE

L'incubation dure environ 5 semaines.
Il faut savoir que l'hépatite C aiguë est habituellement peu symptomatique (dans 90% des cas) , si bien qu'elle passe le plus souvent inaperçue.
La principale caractéristique de l'hépatite C est que 80% des cas évoluent vers des formes chroniques. Un des soucis majeurs est que même lorsque l'infection devient chronique, les examens biologiques peuvent être normaux.

ATTENTION ! S'ils ne sont pas traités, 20% des porteurs chroniques sont susceptibles de développer une cirrhose 20 ans après leur contamination. Plus grave, 3 à 6% d'entre eux développeront un cancer du foie appelé carcinome hépato-cellulaire. Aujourd'hui déjà, l'hépatite C est responsable de 30 des greffes du foie.

L'hépatite C
Source : www.doctissimo.fr

Comment savoir si on est porteur chronique et quelle surveillance doit-on avoir ?

Chez un patient sans cirrhose ni fibrose hépatique importante et dont la contamination est ancienne : il ne faut pas de surveillance particulière.
Chez un patient sans cirrhose ni fibrose hépatique importante et dont la contamination est récente : il faut faire un bilan complet par an qui comporte :

  • un examen clinique soigneux et détaillé
  • un bilan biologique hépatique
  • une échographie abdominale en fonction des résultats précédents On recommandera une nouvelle biopsie hépatique à 3 ou 5 ans

Chez un patient cirrhotique, il faut une surveillance renforcée tous les 6 mois. Celle-ci comporte d'autres examens plus spécifiques à la recherche de complications.

QUEL TRAITEMENT ?

Etant donné que très peu de patients connaissent leur séropositivité au VHC (ou Virus de l'Hépatite C) , la majorité des personnes atteintes ne peut pas bénéficier du traitement efficace qui existe aujourd'hui. Dans tous les cas, une biopsie

hépatique doit précéder le traitement car c'est elle qui déterminera, en fonction du degré de la gravité des lésions et du degré de fibrose, ceux qui seront candidats au traitement. La mise en route du traitement prend en compte l'âge du patient, son état de santé général, son observance au traitement, le risque de cirrhose et les chances de réussite thérapeutique.

La première chose à faire, et une des plus importantes, est d'arrêter la consommation d'alcool car elle augmente le risque de cirrhose. Il ne faut pas oublier le sevrage des drogues ou l'utilisation de traitement de substitution chez les toxicomanes.

Les recommandations médicamenteuses actuelles reposent sur l'association de deux médicaments qui sont :

  • L'interféron ou IFN alpha commercialisé sous le nom de Roféron, Introna ou Viraféron...à la dose de 3 à 6 Millions d'unités 3 fois par semaine pendant 6 à 12 mois
  • La ribavirine commercialisée sous le nom de Rébétol ; 5 gélules par jour.

L'hépatite C

L'ancien traitement reposait sur de l'IFN seul mais l'éradication totale du virus n'était alors acquise que dans 16% des cas.
Depuis Septembre 1999 on utilise la bithérapie interféron + ribavirine et les chances de succès ont réellement été améliorées. Globalement, on peut distinguer trois cas : éradication totale du virus, indifférence face au traitement ou rechute dans les 6 mois suivant l'arrêt du traitement.
La transplantation hépatique peut être indiquée au stade de cirrhose ou de carcinome hépato-cellulaire (cancer du foie) mais il existe un risque de rechute sur le greffon.

QUELS-SONT LES MOYENS DE PRÉVENTION ?

La prévention de la transmission :

  • Voie sexuelle : utilisation de préservatifs, information des patients porteurs de leur contagiosité potentielle.
  • Transfusion : le dépistage est obligatoire pour tout don du sang depuis Mars 1990 ou pour tout don d'organe.
  • Utilisation de matériel à usage unique pour les injections.
  • Désinfection correcte de tout matériel réutilisable provoquant une éruption cutanée.
  • Protection pour le personnel de santé et pour l'entourage des patients infectés.
  • Une personne porteuse du VHC doit proscrire l'utilisation partagée de tout matériel de toilette.

Il n'existe pas de vaccin ni de sérothérapie spécifique contre le virus de l'hépatite C. Néanmoins, une injection d'immunoglobulines polyvalentes après une piqûre accidentelle par du matériel potentiellement contaminant pourrait avoir une efficacité.

Parlez-en à votre médecin traitant, il saura vous conseiller en fonction de votre cas spécifique !

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